Archives de la catégorie ‘Homophobie’

Selon le Cevipof, 32,45 % des couples gay mariés ont voté pour le parti lepéniste, aux régionales

En prenant la tête du Front National, en 2011, Marine Le Pen souhaitait en finir avec les accusations d’antisémitisme portées contre son parti. Mais son entreprise de « dédiabolisation » ne s’est pas arrêtée là. La fille de Jean-Marie Le Pen tente aussi d’effacer une autre image qui colle à la peau du FN : celle de l’homophobie. Fini le temps où son père pouvait déclarer que l‘homosexualité représente « une anomalie biologique et sociale », La présidente du parti affiche une neutralité supposée sur les questions de moeurs, et met en scène les ralliements de figures gay, comme l’ancien fondateur de Gaylib, Sébastien Chenu. Une stratégie sur laquelle s‘est penchée la journaliste indépendante Marie-Pierre Bourgeois, qui vient de publier un livre sur les relations entretenues par le FN avec la communauté homosexuelle (Rose Marine, Editions du moment, 221 p., 16,50 euros).

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Sur ce sujet, la ligne de conduite de Marine Le Pen coïncide avec son audience croissante au sein de l’électorat Gay, pourtant réputé ancré à gauche. Au premier tour des élections régionales de décembre 2015, durant lequel le FN a enregistré 27,73 % des voix au niveau national, 32,45 % des couples gay mariés ont ainsi voté pour le parti lepéniste, selon un sondage publié en février par le Cevipof (725 couples ont été interrogés au cours de cette enquête). Dans le même temps, toujours selon la même enquête, seuls 34,66 % des couples homosexuels mariés ont, eux, porté leurs suffrages sur une liste de gauche. L‘évolution se révèle frappante en l’espace de quatre ans. Quelques semaines avant l‘élection présidentielle de 2012, un précédent sondage mené pour le compte du Cevipof montrait que 19,5 % des personnes se déclarant comme homosexuelles ou bisexuelles comptaient voter pour Marine Le Pen, contre 49,5 % pour un candidat de gauche. Comment expliquer ce phénomène, alors que le Front National reste l’un des seuls partis qui portent dans leur programme l’abrogation du mariage pour tous ? Plusieurs représentants de la communauté homosexuelle l’affirment: le point de départ du succès enregistré par Mme Le Pen se trouve dans son discours prononcé le 10 décembre 2010, à Lyon, au cours de la campagne interne menée pour la présidence du Front National, «J‘entends de plus en plus de témoignages sur le fait que, dans certains quartiers, il ne fait pas bon être femme, ni homosexuel, ni juif, ni même Français ou blanc», lâche alors la députée européenne, qui compare ce jour-là les prières de rue musulmanes à l‘Occupation. « Cette phrase de Marine Le Pen est assez fondatrice, note Yannick Barbe, ancien directeur de la rédaction du magazine gay Têtu. Elle dit à l’électorat homosexuel: je sais que vous souffrez de discrimination. Et qui vous discrimine? Des immigrés et des musulmans. »

Un sentiment que résume de manière plus générale Sébastien Chenu, aujourd’hui conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais-Picardie : « Qui protège le mieux les faibles ? Marine Le Pen. Un gay agressé parce qu’il est gay va rechercher un discours d‘autorité. »

« Homonationalisme »

Rangée par certains sous le concept d‘« homonationalisme », cette inclination est répandue en Europe depuis des années. Le parti populiste suisse UDC, violemment anti-islam, a créé une section gay; l‘allié européen de Marine Le Pen, le néerlandais Geert Wilders (Parti pour la liberté), utilise quant à lui fréquemment la protection des droits des homosexuels comme un argument contre la religion musulmane et son intolérance supposée.

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Aux Pays-Bas, le populiste Pim Fortuyn avait déjà fait de son homosexualité, au début des années 2000, le ferment de son opposition à l’immigration et à l’islam. «Il y a une grosse différence entre le FN et le populisme de Pim Fortuyn, relève toutefois le politologue Eric Fassin. Des homosexuels appartiennent à la direction du parti, mais ils ne prennent pas position publiquement en revendiquant cette orientation. »

De fait, la direction du FN refuse de s’impliquer outre mesure dans ces débats, et ne veut pas nourrir un quelconque sentiment communautaire. «Il n’y a pas de déterminisme les gens sont riches ou pauvres, jeunes au vieux, le FN ne fait aucune différence entre les Français, assure ainsi le vice-président du FN, Florian Philippot. Les sujets de société appartiennent à la société. Le rôle du gouvernement, c’est de fixer des lignes rouges. Si on parle de ça pendant la campagne de 2017, c‘est que nous avons raté les vrais sujets. »

Cette neutralité apparente a guidé la stratégie de Marine Le Pen lors des manifestations contre le mariage pour tous, auxquelles la présidente du FN a refusé de participer. «Marine Le Pen a eu l’intelligence du silence, elle n’est pas rentrée dans ce conflit et n’apparaît donc pas comme antigay», note le journaliste Frédéric Martel. Sa nièce Marion Maréchal Le Pen, délibérément plus clivante sur ces questions, a, elle, représenté le parti à l‘occasion de la Manif pour tous. En déclarant, en mars, que la reconnaissance du mariage gay «ouvre la voie» à des demandes de reconnaissance de la polygamie, la députée du Vaucluse a obligé sa tante à remettre un pied sur un terrain qu’elle ne souhaite pas fouler.

Quand on demande à M. Philippot, bras droit de la présidente du FN, s’il estime que l’abrogation du mariage pour tous est un sujet important, il répond; «La question de la culture du bonsaï compte aussi beaucoup, ce n‘est pas pour autant que l’on va lancer un collectif sur le sujet. » .

OLIVIER FAYE

Source : Le Monde

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Recueilli samedi sur le bord de la route, l’homme a été transporté à l’hôpital où il a été plongé dans un coma artificiel pour limiter ses souffrances. Les circonstances de l’agression restent mystérieuses et la police cherche des témoignages.

Les policiers de Rouen enquêtent sur une agression qu’ils soupçonnent être de caractère homophobe, qui s’est produite dans la nuit de vendredi à samedi dans la forêt de La Londe, sur la commune de Grand-Couronne, à une dizaine de kilomètres au sud de Rouen, en Seine-Maritime. Samedi vers 13 heures : un homme de 25 ans arrête une voiture sur la route, il est grièvement blessé et explique aux passagers qu’il est gay et qu’il a été agressé la nuit précédente à 500 mètres de là, dans une clairière, par trois hommes qui l’ont frappé et brûlé. Souffrant beaucoup, le jeune homme a réussi pendant la nuit à se trainer jusqu’à la route…

Brûlures sur 30% du corps
Transporté au CHU de Rouen, les médecins constatent des brûlures du deuxième degré sur 30% du corps, sur le thorax, les jambes et le pied droit. L’homme est originaire du Petit-Quevilly, près de Rouen, et est enseignant dans l’Eure. Il a été plongé dans un coma artificiel pour ne pas souffrir davantage et ne pourra pas répondre aux enquêteurs pendant plusieurs jours. Mais il a eu le temps de livrer quelques éléments: trois individus seraient passés près de lui alors qu’il était à côté de sa voiture. Ils auraient d’abord proféré des insultes homophobes avant d’en venir aux mains, et d’asperger le jeune homme d’essence. Sa voiture a été retrouvée calcinée dans la clairière, lieu supposé de l’agression.

L’endroit est bien connu des gays de la région pour être un lieu de drague aussi bien diurne que nocturne. Le parquet de Rouen a saisi la police judiciaire pour mener les investigations nécessaires. Les enquêteurs ont procédé à des prélèvements sur place et sont à la recherche d’éventuels témoignages sur ce qui a pu se passer dans la nuit de vendredi à samedi à cet endroit. 

Source : www.tetu.com

Le lien pour le JT de France 3 du Samedi 26 Septembre :
 
Et oui ca existe encore à notre époque….
 
Paris-Normandie :
 
Un jeune homme âgé de 25 ans a été agressé dans la nuit de vendredi à samedi dans la forêt des Essarts, près de Rouen, par trois autres hommes. Après l’avoir roué de coups en lui adressant des injures à caractère homophobe, le trio l’a aspergé d’essence avant de le transformer en torche humaine. Le jeune homme a réussi à éteindre le feu avant de ramper vers un chemin passager. Transporté dans un état grave au CHU de Rouen, ses jours n’étaient plus en danger samedi soir. Une enquête est ouverte.
Suite à la décision de la Cour de cassation de casser la condamnation de Christian Vanneste,
les associations SOS homophobie, Act Up-Paris et le Sneg, initiatrices
du procès qui a vu le député UMP condamné à deux reprises, ont réagi
ainsi aujourd’hui, mercredi 12 novembre:


«La
Cour de cassation paraît ainsi valider des propos qui portent atteinte
à la dignité des homosexuels présentés par M. Christian Vanneste comme
inférieurs moralement aux hétérosexuels et dangereux pour la survie de
l’humanité. À l’heure où des personnalités de tout bord s’engagent en
faveur du «manifeste pour l’égalité réelle», la décision de la Cour de cassation semble relever d’un autre âge.

«Le
respect du principe fondamental de la liberté d’expression, tel qu’il
est défini par l’article 10 de la convention européenne des droits de
l’homme, ne saurait en aucune manière justifier une atteinte
intolérable à la dignité de la personne des homosexuels. Ces derniers
apparaissent une fois de plus comme une catégorie de «sous hommes»
que l’on pourrait injurier à loisir. L’histoire ne serait-elle alors
qu’un éternel recommencement faisant revivre les pires heures, celles
qui précisément considéraient qu’il y avait la race et les sous races.

«Nous
ne pouvons que déplorer l’analyse de la Cour de cassation, qui ne
paraît pas conforme à l’esprit de la loi du 30 décembre 2004 permettant
la poursuite des injures homophobes.

«Ce dernier texte demeure
la référence incontestable et permettra tôt ou tard aux 3 millions de
français homosexuels d’être reconnus pour ce qu’ils doivent être: des
citoyens à part entière.»

Copyright tetu.com

par Quotidien

Info du 2008-11-12

Par Teddy : Voila, bravo ! Continuons à nous faire insulter quotidiennement, on est habitué !