Archives de la catégorie ‘Syndicalisme’

Steeve BrioisCommuniqué de presse de Steeve Briois, Maire d’Hénin Beaumont et Vice-président aux exécutifs locaux et à l’encadrement

Stéphane Montrelay, Maire de de Rans dans le Jura et par ailleurs responsable syndical CFDT, a fait l’objet d’une exclusion par sa centrale régionale, après s’être porté candidat Front National dans son canton pour les prochaines élections départementales de mars 2015.

Cette décision qui n’est pas la première si on se rappelle l’exclusion spectaculaire de Fabien Engelmann de la CGT en 2011, témoigne cependant du sectarisme qui anime les centrales syndicales. Sectarisme qui se renforce à mesure que ces dernières perdent le contact avec la base ouvrière. En effet, comment prendre au sérieux des organisations syndicales qui préfèrent s’attaquer au Front National, premier parti de France chez les ouvriers, plutôt que de combattre la désindustrialisation, le chômage, ou encore la baisse des salaires et pointer ainsi les véritables responsables du drame social auquel les ouvriers français sont confrontés ?

Et que penser de la réaction de Sandra Parent, responsable pour la Franche-Comté de la branche chimie-énergie du syndicat, qui a réagi à cette exclusion en affirmant que : « l’appartenance à la CFDT et l’adhésion aux valeurs du Front national sont incompatibles » ? Nous tenons à lui rappeler que les syndicats ont pour mission de défendre les intérêts des salariés qu’ils représentent, pas de porter un quelconque jugement politique sur tel ou tel parti politique.

C’est pourquoi le Front National apporte tout son soutien à Stéphane Montrelay et demande sa réintégration immédiate dans ses fonctions de responsable syndical.

France 3 Haute Normandie.

Revue de Presse, Journal d’Elbeuf : Exclusion de Nicolas Goury, militant CGT et candidat FN aux Municipales.

Nicolas Goury figure sur la liste FN menée par Nicolas Bay en Seine-Maritime pour les élections municipales qui auront lieu les 23 et 30 mars prochains.

© France 3 Haute-Normandie

© France 3 Haute-Normandie

La centrale syndicale n’a pas apprécié que l’un de ses adhérents se présente sur une liste Front National pour les municipales. Pour la CGT les valeurs défendues par le Front National sont « incompatibles » avec le préambule des statuts du syndicat qui dit agir « contre toutes les discriminations, le racisme, la xénophobie et toutes les exclusions ». L’union locale de la CGT a demandé son exclusion.

Nicolas Goury, interrogé par 76 actu, regrette cette décision et affirme n’avoir jamais « fait la promotion d’un  quelconque parti politique au sein de son syndicat ». Une commission doit se réunir pour entériner ou non son exclusion.

Ce n’est pas la première fois qu’un tel cas se présente. En 2011 en Moselle, un ex-syndicaliste CGT passer par le NPA, avait décidé de se présenter sous l’étiquette FN pour les élections cantonales.

Peut-on être adhérent de la CGT et se présenter à une élection municipale sous l’étiquette FN ? L’union départementale de la CGT de la Seine-Maritime a tranché : c’est non. Nicolas Goury devrait être très prochainement exclu de l’Union locale CGT d’Elbeuf, où il a adhérent depuis plusieurs années. Dans un communiqué, le syndicat explique que « Nicolas Goury a fait le choix de se présenter sur une liste d’un parti d’extrême droite, dont les idées sont totalement contraires aux valeurs portées par la CGT, de ce fait il s’est lui-même placé en dehors et s’est exclu de la CGT ». Aux élections municipales du mois de mars, Nicolas Goury figurera en effet sur la liste FN conduite à Elbeuf par un proche de Marine Le Pen, Nicolas Bay.

« Il est inconcevable qu’au nom de la liberté d’opinion dans la CGT, celle-ci puisse être représentée, à quelque niveau que ce soit, par des militants ou adhérents revendiquant par ailleurs publiquement leur adhésion au concept de « préférence nationale » propre aux thèses de l’extrême droite. Accepter les thèses de l’extrême droite sur la « préférence nationale », l’immigration comme cause du chômage ou le refus de la régularisation des sans-papiers est totalement incompatible avec les valeurs de la CGT, explique le syndicat. L’extrême droite ne porte pas les valeurs que défend la CGT qui, dans le préambule de ses statuts, stipule agir « contre toutes les discriminations, le racisme, la xénophobie et toutes les exclusions ». Etre adhérent de la CGT implique le respect de ses valeurs et de ses règles de vie. C’est une exigence supérieure à toute autre considération, y compris la perte éventuelle de syndiqués ».

Source : Paris-Normandie

Nicolas Goury, syndicaliste CGT à Elbeuf, près de Rouen, est aussi candidat du Front National aux élections municipales. La CGT a décidé de l’exclure.

Militant CGT et candidat sur une liste du Front national à Elbeuf n'est pas incompatible pour Nicolas Goury (Photo : © Le Journal d'Elbeuf)

Militant CGT et candidat sur une liste du Front national à Elbeuf n’est pas incompatible pour Nicolas Goury (Photo : © Le Journal d’Elbeuf)

Nicolas Goury, candidat du Front National aux élections municipales à Elbeuf, n’y voyait pas de contradiction avec son engagement syndical à la CGT. Il déclarait, le 5 février :

J’ai l’espoir que l’UL d’Elbeuf comprenne ma démarche loin de toute discrimination politique. Mon engagement est cohérent dans ma volonté de défendre les Elbeuviens contre la politique du Parti Socialiste, qui ne cesse de multiplier les injustices sociales.

Par voie de communiqué, son syndicat fait savoir que son espoir est vain :

« Monsieur Nicolas Goury n’a plus sa place »

L’Union Départementale CGT de Seine-Maritime et l’Union Locale CGT d’Elbeuf considèrent que Monsieur Nicolas Goury n’a plus sa place à la CGT.

Un communiqué dans lequel la CGT explique la raison fondamentale de cette décision :

Il est inconcevable qu’au nom de la liberté d’opinion dans la CGT, celle-ci puisse être représentée, à quelque niveau que ce soit, par des militants ou adhérents revendiquant par ailleurs publiquement leur adhésion au concept de « préférence nationale » propre aux thèses de l’extrême droite.

Incompatible avec les valeurs de la CGT

Accepter les thèses de l’extrême droite sur la « préférence nationale », l’immigration comme cause du chômage ou le refus de la régularisation des sans-papiers est totalement incompatible avec les valeurs de la CGT.L’extrême droite ne porte pas les valeurs que défend la CGT qui dans le préambule de ses statuts stipule agir « contre toutes les discriminations, le racisme, la xénophobie et toutes les exclusions ».

marine_le_pen_6-300x205Lettre ouverte de Marine Le Pen, Présidente du Front National, aux dirigeants de la CGT en réponse à leur tract injurieux

Jadis porte-flambeau du glorieux mouvement ouvrier, les dirigeants de la CGT viennent de déshonorer une fois de plus cet héritage en rédigeant contre le Front National un tract ridicule, mensonger, mais tellement révélateur.

La longue bafouille de la CGT est d’abord ridicule.

Faut-il que la direction cégétiste soit tombée intellectuellement si bas pour qu’elle produise une telle caricature ? Son tract contient tous les poncifs de la pensée bobo contre le Front National, celle qui se masque la réalité de ses échecs, celle qui refuse de traiter les sujets de manière rationnelle, préférant l’invective et l’injure aux débats d’idées.

C’est plus sûrement à la terrasse d’un café germanopratin que dans une usine ou des bureaux d’entreprise que ce texte à été conçu. Les travailleurs français, la base-même de la CGT, ne peuvent pas se retrouver dans cette succession de clichés de la pensée unique, qu’un Laurent Joffrin ou un Alain Duhamel auraient pu signer, et il est inquiétant de voir que la direction de la CGT ne s’en rend même plus compte…

Ridicule aussi, ce tract l’est assurément, quand il commet des erreurs grossières, présentant par exemple Carl Lang comme un « dirigeant frontiste », alors qu’il a quitté le parti depuis plus de deux ans. Voilà qui en dit long sur le sérieux de ce travail…

Il y a là dans ce texte une véritable offense à l’intelligence, qui montre le peu de cas que fait aujourd’hui la direction de la CGT de sa base.

Plus grave, ce tract est mensonger et insulte par ses mensonges les électeurs du Front National, et plus largement ces millions de travailleurs français ayant déserté les rangs de syndicats déconnectés de leurs problèmes.

La préférence nationale que le Front National propose ne profiterait pas aux « Français de souche » comme il est écrit dans ce texte, mais à l’ensemble des Français ; c’est une différence de taille. Nous considérons effectivement, comme le pratiquent nombre de pays dans le monde, et comme c’est encore la règle dans une partie de notre fonction publique, que les citoyens français doivent être à compétences égales, prioritaires sur les étrangers dans leur pays. Il n’y a là que du bon sens et une saine application des principes de la République française.

Mensonge aussi quand on affirme que le Front National « combat les libertés ».

Bien au contraire, il les défend toutes, à commencer par la liberté de pensée et d’expression. Il les défend bien plus sûrement que la CGT, qui les bafoue en excluant ses adhérents qui se présentent aux élections sous l’étiquette Front National.

Mensonge encore, quand on avance sans rire que le Front National est un parti « ultralibéral, pro Medef », alors que le mouvement de Laurence Parisot ne cesse de critiquer le Front National sur son projet économique, qu’elle juge trop social et trop protecteur.

En développant un projet cohérent de réarmement contre la mondialisation, le Front National démontre qu’il est le seul parti à défendre réellement, efficacement, les travailleurs français, quand la CGT se contente d’actions parsemées, cosmétiques, et qu’elle refuse d’aborder les véritables problèmes, ceux justement que le grand patronat veut taire : quid de l’Union européenne et de l’euro qui nous appauvrissent ? Quid de l’affaiblissement de l’État ? Quid de la ruine de nos PME ? Quid de la concurrence internationale déloyale qui provoque délocalisations et désindustrialisation ? Quid de l’immigration utilisée pour peser à la baisse sur les salaires des travailleurs français ? Voilà des questions que jamais la CGT ne pose !

Mensonge enfin quand on présente le Front National comme une force anti-syndicale.

Mais qui a tué le syndicalisme en France si ce ne sont les centrales syndicales, à commencer par la CGT, qui n’ont eu de cesse de mépriser l’intérêt véritable des travailleurs, en négociant dans leur dos avec les pouvoirs politique et économique des accords au rabais, trahissant pour quelques postes et avantages personnels les intérêts de millions de Français ? Qui a dégoûté les travailleurs français d’y adhérer si ce ne sont ces centrales syndicales, qui ne représentent plus que 7 % d’entre eux, taux le plus faible d’Europe !

Le Front National veut lui des syndicats puissants, indépendants, vraiment représentatifs, réellement soucieux des intérêts des travailleurs français. Il se donnera les moyens législatifs et réglementaires de cette ambition syndicale quand il sera au pouvoir, et assurera un contrôle du financement des organisations syndicales. Il encouragera la création de syndicats patriotes dans la mondialisation, quand aujourd’hui les états-majors des syndicats, CGT en tête, se vautrent dans une attitude d’acceptation et d’accompagnement des dérives ultralibérales !

Ce tract enfin est révélateur : en prenant la défense de l’euro, usant pour cela de la même vulgate techno que les économistes ultralibéraux du Medef, la CGT a démontré aux travailleurs, à ces « petits » qu’elle dit vouloir défendre, à quel point elle est du côté des « gros » !

On savait la CGT partisan comme le Medef et le pouvoir sarkozyte de l’ouverture totale des frontières, le rêve du grand patronat depuis des siècles.

On la sait maintenant fanatique de l’euro, la monnaie des banques ! Les travailleurs et retraités grecs, irlandais, portugais, qui aujourd’hui sont laminés et appauvris comme jamais dans le but exclusif de « sauver l’euro à tout prix » apprécieront ce coup de poignard dans le dos porté par l’état-major cégétiste !

Ceux qui se souviennent de l’engagement personnel de Bernard Thibault pour le OUI à la Constitution européenne de Monsieur Giscard en 2005, contre l’immense majorité de sa base, ne seront cependant pas surpris de cet aveu ultralibéral…

« Les bobos m’ont tuer » nous dirait la CGT du Conseil National de la Résistance, la CGT patriote de l’après-guerre, celle qui réunissait des millions de travailleurs français.

Le monde ouvrier, le monde employé, la fonction publique, les agriculteurs, se tournent en masse aujourd’hui vers le Front National et son projet de redressement. Alors, que l’état-major cégétiste continue de s’enfoncer dans sa dérive bobo. Il est à parier que les travailleurs se tourneront encore plus nombreux avec espoir vers le Front National et ses propositions pour l’emploi, le pouvoir d’achat et la réindustrialisation du pays, car travailleurs et retraités français n’ont que faire des diffamations, des insultes, des mensonges de la direction de la CGT.

Ils veulent le changement et ils ont compris où il se trouve !

Photo-AFPHier, le Conseil régional de Lorraine accueillait un débat destiné à expliquer aux adhérents pourquoi la CGT combat les idées du Front National. Jean-Luc Manoury, vice-président du groupe FN, Yves Gelszinnis et Dominique Bild, tous élus régionaux s’étaient invités au débat et ont été expulsés de la salle par les nervis de la CGT.

La CGT est toujours prompte à éructer la sémantique démocratique à la mode pour défendre son pré carré, non moins pour protéger l’intérêt des salariés que son pouvoir déclinant. La confédération n’a jamais combattu les raisons de fond qui précarisent les travailleurs français (mondialisation, distorsion de la concurrence, afflux de travailleurs étrangers…). Le combat pour les travailleurs clandestins ayant toujours eu sa préférence.

Aujourd’hui, ce syndicat montre une fois de plus une de ses parts sombres, après les gestions calamiteuses de comités d’entreprises, une campagne sur le fret ferroviaire dont la légalité du financement paraît à ce jour douteuse et l’exclusion d’un candidat FN au mépris de la légalité, désormais elle se livre à des violences sur des élus lorrains du FN.

Après que les trois élus aient été physiquement poussés à quitter la salle, le vice-président du groupe FN tentait une nouvelle entrée avant d’être à nouveau expulsé au motif que la réunion était « interne à la CGT ». Le syndicat stalinien ne semble avoir rien perdu de ses habitudes totalitaires.

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