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Politique. Après avoir gravi tous les échelons du parti, en dépit d’une escapade mégretiste sans lendemain, l’élu haut-normand Nicolas Bay devrait être nommé secrétaire général du FN, demain au terme du congrès de Lyon.

Nicolas Bay au coté de Marine Le Pen

Nicolas Bay au coté de Marine Le Pen

Pas question de laisser s’affronter les egos, ni s’afficher la moindre tension familiale. « Ce sera un congrès de travail, dont l’objectif sera de renforcer l’organisation du mouvement et son appareil territorial », annonce le Normand Nicolas Bay, secrétaire général adjoint du Front National, en passe de gravir, ce week-end à Lyon, un échelon de plus dans la hiérarchie du parti. « Il s’agit de poursuivre dans la voie de la professionnalisation, de mettre notre pratique en adéquation avec le statut du FN de premier parti de France depuis les Européennes de mai », ajoute-t-il. « C’est une tâche importante, mais facilitée par le fait que nous avons un cap qui est clair et un chef incontesté ».

Ce chef, c’est Marine Le Pen, dont il est devenu l’un des proches après avoir — « erreur de jeunesse » — suivi Bruno Mégret en 1998 pour une expérience MNR « qui n’a jamais vraiment décollé ». « C’était une expérience formatrice », reconnaît celui qui, élu au conseil municipal de Sartrouville en 2001, se lance l’année suivante dans l’aventure des législatives dans les Yvelines, puis au printemps 2004 dans celle des Régionales, comme tête de liste du Mouvement National Républicain. Partisan d’un rapprochement avec le FN en 2008 alors qu’il fait désormais partie, à 31 ans, des instances nationales du MNR, Nicolas Bay en est exclu le 23 septembre.

Qu’importe : au sein du club Convergences nationales (où figurent aussi les Normands Jacques Gaillard et Philippe Fouché-Saillenfest), il s’investit dans ce rapprochement qui lui fera gagner la confiance de Marine Le Pen, auprès de qui il s’engage dans les Européennes de 2009 dans la circonscription du Nord-Ouest. La même année, la commission nationale d’investiture le désigne comme tête de liste pour les élections régionales de 2010 en Haute-Normandie, suscitant des protestations contre ce « parachutage » au sein de la fédération de Seine-Maritime, protestations vite étouffées par des ordres venus d’en haut.

« En rupture »

Joli retour d’ascenseur pour cet Yvelinois bon teint, né à Saint-Germain-en-Laye et lycéen à Maisons-Laffitte, où il intégrait à l’âge de 14 ans la section locale des jeunes frontistes. « C’était l’époque du Traité de Maastricht. Je me définissais déjà comme un vrai patriote et la liberté, la souveraineté de la France me paraissaient mises en danger. Et puis, comme tous les ados, je me voulais un peu anticonformiste et me situer en rupture avec le système politique et le clivage traditionnel droite-gauche », explique-t-il. « C’est toujours vrai d’ailleurs : pour nous, il n’y a pas de vraie différence entre ce qu’on appelle la droite et ce qu’on appelle la gauche. L’enjeu est ailleurs. Il est dans le clivage entre les patriotes et les partis mondialistes, ceux qui obéissent à l’Europe et à Bruxelles… »

Bruxelles, où il siège désormais en tant que député européen, comme titulaire au sein de la commission Industrie-Energie-PME — « parce que ça concerne de façon évidente la Normandie » — et comme suppléant dans la commission des Affaires étrangères.

Elu en mai dernier en quatrième position sur la liste conduite par Marine Le Pen, Nicolas Bay partage son temps entre Bruxelles et Strasbourg, Rouen où il préside le groupe de six élus frontistes à la Région, Elbeuf où il siège depuis mars dernier comme conseiller municipal, et le siège du FN à Nanterre.

C’est là que, à l’issue de ce congrès de « construction » à Lyon, il devrait s’installer dès lundi dans le bureau de Steeve Briois, le maire d’un fief, qui est aussi un laboratoire, nommé Hénin-Beaumont. Nicolas Bay y sera alors encore un peu plus proche de Marine Le Pen, à qui il reconnaît « un potentiel important » dans une stratégie de conquête du pouvoir à laquelle, en représentant des jeunes loups déguisés en agneaux du Front nouvelle vague, il veut évidemment être associé.

Franck Boitelle

f.boitelle@presse-normande.com

[blip.tv http://blip.tv/play/AYKctU0C%5D

Chers amis, ici réunis, chers militantes et militants du Front National avec nous dans tout le pays, chers compatriotes de métropole et d’Outre-Mer,
Je ne peux commencer cette intervention sans vous dire ma fierté de voir le Front National parvenu à mener à bien ce moment particulier de son histoire.

Je tiens particulièrement à remercier Bruno Gollnisch pour son fairplay tout au long de cette campagne et son comportement exemplaire au seuil de la grande bataille présidentielle.

Nous pouvons ensemble être fiers, mes chers amis, de cette très belle et riche campagne interne, qui a été l’occasion d’un débat fécond, sur notre projet, sur notre vision stratégique.

La loyauté et la fécondité des débats ont montré à tous les français la maturité de notre mouvement.

A cette heure, j’ai conscience que l’éminente distinction que vous avez bien voulu m’accorder, constitue une terrible responsabilité que j’accueille avec la plus grande humilité.

Je l’exercerai, soyez en sûrs, avec la seule détermination de servir.
Mesurant le poids de la mission que vous me confiez, je serai honorée et rassurée de vous savoir à mes côtés.
Sur cette route semée d’embûches, nous leur montrerons que les hommes d’action ont pour habitude de faire de l’obstacle un moyen.

Ce vote interne a été d’une grande utilité.
Dans le combat que nous menons pour la France, il a conféré à la vision stratégique que nous défendons une légitimité directe et désormais incontestable.

Ce vote donnera à notre projet une crédibilité renforcée et donc une force particulière.
Jamais peut-être, une expression imagée de notre belle langue n’aura été aussi adaptée que celle de « passer le flambeau » ;
ce flambeau, celui du Front National, si magnifique et si prestigieux à mes yeux de militante, que je reçois, de surcroît, des mains de Jean-Marie Le Pen.
(suite…)

Marine Le Pen est officiellement élue Présidente du Front National

lors du congrès qui se tient à Tours ce dimanche 16 janvier 2011.

C’est Jean-Marie Le Pen, nommé Président d’Honneur du mouvement qui annonce que Marine Le Pen remporte la Présidence du Front National avec 67,65 % des votes contre Bruno Gollnisch avec 32,35 %.

[blip.tv http://blip.tv/play/hqRUgpygewI%2Em4v%5D

MàJ du 12/01/11 :

Suivez le Congrès du FN sur les chaînes d’information en continu

À noter pour ceux qui ne pourront se déplacer jusqu’à Tours pour le Congrès du FN (pour raisons financières ou autres) :

Les principales chaînes d’information en continu, Public Sénat, I-Télé, LCI, BFM TV, retransmettront les moments importants du Congrès du Front National à Tours, samedi 15 et dimanche 16 janvier.

Samedi 15 janvier :

  • 16h00 – Le discours de Jean-Marie Le Pen

Dimanche 16 janvier :

  • 10h00 – La proclamation des résultats
  • 11h00 – Discours du candidat arrivé en second
  • 15h00 – Discours du nouveau Président