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Les migrants se sont retrouvés au cœur du débat, vendredi 30 septembre 2016 au conseil municipal après la question de l’élue FN I. Gilbert quant à la possibilité d’en accueillir.

« Le FN, c'est la haine et nous l'égalité, la solidarité », ont scandé les militants favorables à l'accueil des migrants.

« Le FN, c’est la haine et nous l’égalité, la solidarité », ont scandé les militants favorables à l’accueil des migrants.

Jusqu’ici très calme puisque tous les points à l’ordre du jour ont été adoptés à l’unanimité, le conseil municipal de vendredi dernier s’est soudain animé, au moment des questions diverses avec l’intervention d’Isabelle Gilbert ciblant les migrants.

Faisant référence à l’annonce par le ministre de l’Intérieur selon laquelle la Normandie doit accueillir 813 migrants suite au démantèlement de la jungle de Calais, l’élue frontiste a demandé si la ville d’Elbeuf est concernée et, si oui, à quelle hauteur ? Elle a ensuite demandé que soit pris en considération le fait que « les Elbeuviens sont déjà durement éprouvés par la crise économique, avec un taux de pauvreté de 27,6 % et un taux de chômage de 21 %, qu’ils subissent déjà une pression fiscale importante, que l’immigration massive nourrit des revendications communautaristes responsables de tensions importantes, enfin, qu’il n’est pas exclu que des terroristes se soient infiltrés dans les groupes migrants disséminés dans les centres d’accueil et d’orientation ».

Après avoir précisé que le FN « n’est pas opposé à l’accueil de famille ou de personnes qui soient de vrais réfugiés », elle a donc demandé à ce que « la ville d’Elbeuf s’engage par tous les moyens légaux à s’opposer au plan d’accueil de migrants et à ne verser aucune subvention aux associations dont l’objet est de promouvoir l’immigration massive et/ou l’accueil de migrants en situation irrégulière ». Tout ceci sous les sifflets des militants de Ras l’front, de la Ligue des Droits de l’Homme ou encore du Collectif antiraciste, présents en nombre, l’info ayant circulé dans la journée sur les réseaux sociaux après avoir fuité, ce que n’a pas manqué de reprocher Isabelle Gilbert au maire !

« C’est bien la première fois qu’on entend le FN se préoccuper de la pauvreté des Elbeuviens. D’habitude, vous appelez les assistés », a alors crié du fond de la salle Didier Étave, que Djoudé Merabet n’a pas réussi à faire taire. « Le FN, c’est la haine et nous l’égalité, la solidarité, l’accueil », a ensuite scandé l’ancien élu d’extrême gauche.

Depuis 1946, un droit constitutionnel

« Parmi les 813 migrants, il n’y a pas de clandestins », a précisé le maire d’Elbeuf avant d’ajouter : « Le droit d’asile est constitutionnalisé en France depuis 1946, juste après une période de guerre ou des dizaines de milliers de nos concitoyens ont trouvé refuge dans des pays tiers. En tant qu’élu de la République, je suis légaliste, j’applique et fais respecter la loi ».

Si les services de l’État n’ont encore fait aucune demande à la ville à ce sujet, Djoudé Merabet a expliqué que si cela devait être le cas, la réflexion serait menée « en tenant compte des équilibres à respecter dans notre ville et en s’assurant que l’accompagnement soit pris en charge par l’État ».

N’éludant pas le contexte économique difficile, il s’est fait le porte-parole des Elbeuviens en déclarant : « Beaucoup de nos concitoyens connaissent en effet la précarité mais je ne crois pas qu’ils soient pour autant insensibles au sort des autres. Ce serait les insulter que de penser ça ».

Enfin, il a conclu à l’adresse d’Isabelle Gilbert « : « Votre vision du monde fait peur et est faite pour faire peur. Agiter les peurs ne constitue pas une politique ; c’est au mieux une posture idéologique, une stigmatisation à visée électoraliste ».

Source : Journal d’Elbeuf

fn_elbeufIsabelle Gilbert, Présidente du groupe Elbeuf Bleu Marine, a communiqué à la Mairie une question écrite préalable au Conseil municipal de vendredi soir afin de demander si Elbeuf accueillerait des migrants issus de la jungle de Calais.

Dans un but totalement prémédité de perturber cette simple question et la bonne tenue des débats du Conseil, Monsieur le Maire n’a rien trouvé de mieux que d’ameuter des mouvements d’extrême-gauche immigrationistes dans le public. Ces derniers déployant des affiches et criant leur opposition en toute illégalité puisque le règlement intérieur et la loi interdisent de telles expressions.

Feignant de faire taire le public alors que c’est lui-même qui les a conviés pour troubler l’intervention de Madame Gilbert, Djoudé Merabet a dérogé à ses obligations légales de police de l’Assemblée au sein de sa propre Mairie en laissant déployées des pancartes hostiles dans l’enceinte du Conseil.

Cet acte prémédité de la part du Maire est inacceptable. En invitant des nervis d’extrême-gauche pour tenter d’intimider et de museler l’expression d’une opposition qui représente plus du tiers des électeurs Elbeuviens, Djoudé Merabet veut interdire la démocratie dans notre commune.

Malgré les intimidations et les méthodes totalitaires de la gauche locale, les élus du Front National continueront de porter la voix des Elbeuviens et de faire son travail d’opposition légitimé par les urnes.

Ses membres n’ayant pas été convoqués dans les délais les légaux, le conseil municipal du jeudi 11 décembre 2014 a eu lieu pour du beurre. Un coup pour rien…

L’élue frontiste Isabelle Gilbert avait menacé Djoudé Merabet et ses colistiers de déposer un recours en annulation devant le tribunal administratif si ce conseil n’était pas annulé et reporté. Elle a obtenu gain de cause : les conseillers seront de nouveau convoqués sur le même état du jour. Le conseil du 18 décembre 2014 est donc allé jusqu’à son terme pour rien !

L’élue frontiste Isabelle Gilbert avait menacé Djoudé Merabet et ses colistiers de déposer un recours en annulation devant le tribunal administratif si ce conseil n’était pas annulé et reporté. Elle a obtenu gain de cause : les conseillers seront de nouveau convoqués sur le même état du jour. Le conseil du 18 décembre 2014 est donc allé jusqu’à son terme pour rien !

C’est un menu particulièrement copieux qui attendait les élus elbeuviens le jeudi 11 décembre 2014. Pourtant, dès la fin présentation du plat de résistance – le Budget primitif 2015 – Isabelle Gilbert – et alors que Djoudé Merabet demandait s’il y avait des interventions, Isabelle Gilbert, porte-parole de la liste Bleu marine en l’absence des deux Nicolas (Bay et Goury), a averti : “Nous ne ferons pas de déclaration et ne prendrons pas part à ce vote, pas plus qu’aux suivants, les convocations n’ayant pas été envoyées cinq jours francs avant la tenue d conseil comme le prévoit la loi”. Alors que ses colistiers agitaient sous les yeux des élus socialistes leurs enveloppes – portant pour certains le 15 décembre, pour d’autres le 16, comme date d’expédition, le cachet de la poste faisant foi – l’élue du Front national poursuivait : “Nous demandons l’annulation et le report de ce conseil”.

Une entrave à l’exercice de la démocratie

Elle menaçait même, au cas, où la majorité passerait outre et déciderait de ne pas tenir compte de cet avertissement,” de déposer un recours en annulation devant le tribunal administratif. C’est difficile d’envoyer des questions cinq jours avant (NDLR : ce que prévoit le règlement intérieur du conseil) si on’ n’a pas les délibérations. on ne peut pas préparer le conseil dans de bonnes conditions. c’est une entrave à l’exercice de la démocratie”. Le maire d’Elbeuf essayait de s’en sortir comme il pouvait – “Pour vous envoyer l’ordre du jour et les délibérations dans les temps, il nous faudrait les bonnes adresses. Certaines que vous nous avez communiquées ne sont pas bonnes (NDLR : plusieurs élus frontistes n’habitent pas la ville)mais décidait de poursuivre. Les délibérations se succédaient rapidement ; du coup et malgré la trentaine à l’ordre du jour, le conseil était vite expédié. Sans intervention, ça va plus vite !

Une erreur administrative

Mais dès le lendemain, l’équipe majoritaire décidait de ne pas s’entêter. Après vérification, elle reconnaissait être en faute et qu’une erreur administrative avait bien été commise. Un cas de figure extrêmement rare mais qui peut se produire. La preuve ! Au lieu de partir le vendredi, les enveloppes avaient été postées le lundi, voire le mardi. Pourquoi ? Difficile de jeter la pierre à quelqu’un, sachant que les services compétents ont travaillé en délai contraint, ce dernier conseil de l’année étant convoqué tout juste quatre semaines après le précédent, qui comprenait le débat d’orientations budgétaires.

Le conseil convoqué ultérieurement mais rapidement

Face aux menaces de leurs opposants, l’équipe majoritaire a préféré ne prendre aucun risque. Le conseil municipal sera donc de nouveau convoqué, très rapidement mais dans les délais légaux cette fois, afin de statuer sur le même ordre du jour.

Tout ça pour ça !

Source: Journal d’Elbeuf

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Vendredi 28 mars, l’hôtel de ville a connu le premier conseil municipal de la mandature. Ambiance assez tendue, avec l’arrivée de six élus FN.

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Le premier conseil municipal du mandat s’est tenu vendredi 28 mars 2014. Un grand nombre d’Elbeuviens a accueilli les nouveaux élus, parmi lesquels six conseillers municipaux issus de la liste “Elbeuf Bleu Marine”. À entendre les sifflets et les huées destinés à Nicolas Bay et ses compagnons de route, il s’agissait principalement des supporters du maire sortant.

Durant cette réunion d’installation, Djoudé Merabet a été reconduit dans ses fonctions de maire par la majorité des élus, connaissant ses six premières abstentions pour les six ans à venir. Les élus ont également réparti les postes d’adjoints (neuf). Cela donne, dans l’ordre: Françoise Guillotin, pour l’urbanisme et la mobilité; Didier Guillaud, pour le commerce et l’attractivité économique; Caroline Toutain, pour la solidarité et le logement; Bernard Girard, pour la réussite éducative; Valérie Auvray, pour la culture et le patrimoine; Joël Coulombel, pour le sport; Gilbert Meyer, pour les travaux et les cérémonies patriotiques; Magali Adam, pour la vie associative et la jeunesse; Abdoulaye Sall, pour l’égalité des droits.

La fixation du nombre des adjoints a d’ailleurs été l’un des points de dissension entre la majorité et l’opposition. Nicolas Bay aurait aimé “limiter le nombre d’adjoints” pour limiter les coûts en indemnités.

Le conseil municipal en détail dans Le Journal d’Elbeuf du jeudi 03 avril 2014.