Articles Tagués ‘quick halal’

L’ancien directeur du restaurant Quick de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a engagé une procédure aux Prud’hommes de Bobigny pour « discrimination ». Il accuse l’entreprise de l’avoir licencié parce qu’il refusait que son restaurant devienne halal. L’entreprise de restauration rapide a, en effet, entrepris depuis quelques temps déjà la création de restaurants exclusivement halal dans plusieurs villes.

Une audience de conciliation a eu lieu jeudi matin aux Prud’hommes, mais celle-ci n’ayant pas abouti. Le licenciement de cet ancien directeur fera l’objet d’un procès le 13 juillet 2011.

Après avoir travaillé une vingtaine d’années chez Quick, et alors qu’il dirigeait le restaurant de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) depuis le 1er janvier 2008, l’ex-directeur a été licencié pour faute grave, en septembre. Sa direction avançait un autre argument : « défaut de contrôle et d’action corrective constitutifs d’un préjudice financier ». Soulignant qu’à plusieurs reprises, notamment en juin et juillet, de l’argent avait en effet disparu des caisses du restaurant.

Mais pour l’accusé, il s’agit d’un « motif abusif ». D’après lui, « le fond, c’est le halal ». Il affirme : « tout allait bien pour moi pendant vingt ans dans cette entreprise et à partir du moment, en mai, où j’ai dit non au halal, tout s’est enchaîné ».

« Dans ma lettre de licenciement, on me reproche des problèmes financiers en juillet, alors que j’étais remplacé au restaurant », dit-il. « Quand je suis revenu en août, j’ai repris le dossier en main », ajoute-t-il expliquant qu’il était en arrêt maladie pour « anxiété », en juillet, après une première convocation, suivie d’une mise à pied de deux jours.

Quick indique de son côté qu’il avait « déjà reçu en 2009 un avertissement pour faute de gestion ». L’entreprise rappelle par ailleurs qu’« une procédure de mobilité interne a été proposée aux employés qui ne souhaitaient pas travailler dans un restaurant Quick proposant de la viande halal ».

Source

Publicités

J’adore le passage sur les Quick Halal !

Charles Aslangul, le président de l’Ordre républicain, a appelé jeudi dans un communiqué ses sympathisants et « l’ensemble des républicains » à boycotter les restaurants Quick, pour manifester leur « rejet » de l’offre halal de la chaîne de restauration, qu’il juge « discriminatoire et antirépublicaine« . L’Ordre républicain a porté plainte pour « discrimination » contre Quick au tribunal de Créteil. Selon le mouvement, l’offre exclusive halal « va directement et dramatiquement à l’encontre du ‘vivre ensemble’ en créant des tensions communautaristes« .

viaL’Ordre républicain appelle au boycott de Quick – – leJDD.fr.

Quick Halal

Une enseigne qui pratique des licenciements pas très catholique !

Lu pour vous sur L’Express :

Michel (1) en est convaincu : s’il a été licencié par Quick, c’est bien parce qu’il a refusé, en mai, que son restaurant de la région parisienne soit l’un des huit de la chaîne à devenir halal. Son opposition était avant tout commerciale, explique pourtant ce salarié de 38 ans, employé depuis 1992. « En devenant halal, mon chiffre d’affaires annuel aurait pu doubler, nous n’avions pas les infrastructures adéquates. Cela aurait entraîné une perte de qualité. » Mais Michel évoque aussi une autre raison, plus polémique : « Un Quick halal pose des problèmes de sécurité. Dans les restaurants testés, le renforcement du dispositif est impératif parce que les altercations entre clients, impliquant parfois le personnel, sont nombreuses, la direction le sait. Dans celui de Creil (Oise), il y a eu trois bagarres dans la même soirée. »

En dépit de ses arguments, Michel est convoqué en mai par sa hiérarchie. On lui reproche sa note interne, jugée trop basse, et des visites de contrôle qui auraient conclu à une mauvaise gestion. « Pas de chance pour eux, rétorque-t-il, le mois précédent, j’avais reçu le prix du meilleur Quick de la région par ces mêmes visiteurs mystères. » Furieux, l’impétrant écrit à sa direction, écope d’une mise à pied de deux jours, avant de se faire licencier, en septembre, pour « faute grave », car les contrôles de nourriture effectués en juillet se sont, paraît-il, révélés désastreux. Petit bémol : Michel précise qu’il était alors en arrêt de travail, supportant mal la « pression » de sa direction.

Sollicitée par L’Express, la DRH de Quick, Christiane Dutray, dit ne pas « comprendre » son ex-collègue. D’après elle, « un employé qui refuserait de travailler dans un restaurant dit « halal », pour quelque raison que ce soit, se verrait aussitôt proposer une mutation dans un autre établissement ». Dans l’attente de son audience aux prud’hommes, le 4 novembre, et d’une éventuelle conciliation, Michel cherche un nouvel emploi.

(1) Le prénom a été modifié.

Source : NP Info Ile-de-France