Articles Tagués ‘ump’

nfCommuniqué du Front National

Comme il était prévu, le ministre de l’Intérieur Claude Guéant cherche à manipuler l’opinion et les médias en intégrant dans le score de ce qu’il nomme « majorité présidentielle » les résultats de candidats « divers droite » qui ont expressément rejeté l’étiquette « UMP », affichant ainsi un score de 32,5 %.

D’après une dépêche AFP, les candidats étiquetés UMP étaient en effet présents dans 1.134 cantons, sur les 2.026 cantons renouvelables.

Sauf à nous faire croire que l’UMP aurait fait 58 % en moyenne dans les cantons où le parti était présent, il est mathématiquement impossible de présenter un tel résultat.

Cette manipulation dénote la panique du système au pouvoir qui vient d’enregistrer une de ses plus lourdes défaites historiques.

Le Front National exige la publication des résultats par étiquettes telles qu’enregistrées dans les préfectures, et annonce qu’il publiera lui-même les vrais résultats si le ministère de l’Intérieur persévère dans sa tentative de manipulation de l’opinion.

Un responsable de l’UMP 31, RDJ de la Haute-Garonne (Responsable départemental Jeunes) a été placé en garde à vue puis mis en examen dans le cadre de la double enquête menée sur les délits « d’escroquerie à la carte bancaire volée » et « piratage informatique » commis au préjudice de deux ex-cadres du parti.

L’enquête menée par les policiers toulousains sur les délits « d’escroquerie à la carte bancaire volée » et de « piratage informatique » à l’UMP 31, a abouti à l’interpellation d’un suspect qui a été mis en examen, à l’issue de 48 heures de garde à vue. Comme nous l’indiquions dans notre édition du 21 décembre, l’auteur présumé de ces actes délictueux commis à l’encontre de Christian Raynal, ex-secrétaire départemental, et Christine de Veyrac, ex-présidente de la fédération de Haute-Garonne du mouvement politique, serait issu des rangs de l’UMP 31. Selon nos informations, le jeune homme soupçonné d’avoir acheté pour environ 7.000 € d’articles divers sur internet avec la carte bancaire de M. Raynal en septembre 2009, puis d’avoir installé un programme espion dans l’ordinateur du bureau de Mme de Veyrac courant 2010, serait même un responsable de l’état-major toulousain du parti présidentiel. A ce jour, en dépit des graves accusations portées contre lui, il n’aurait pas été démis de ses fonctions par Paris, fût-ce à titre provisoire, jusqu’à sa condamnation ou sa relaxe.

On apprend, de source proche de l’enquête, que l’essentiel du butin acquis frauduleusement sur internet aurait été retrouvé aux domiciles du suspect et d’un complice. En revanche, les policiers du SRPJ s’interrogeraient toujours sur les raisons qui ont poussé le jeune homme à pirater l’ordinateur de l’eurodéputée et chercheraient à déterminer pour quels intérêts il aurait agi.

Colistier de Brigitte Barèges aux dernières élections régionales (liste UMP), chargé de mission auprès du groupe « Osons Midi-Pyrénées » présidé par la députée-maire de Montauban au conseil régional, le suspect aurait introduit un programme de capture de mots de passe dans l’ordinateur de Christine de Veyrac en pleine guerre pour le renouvellement de l’état-major de l’UMP 31. Dans le camp de la présidente sortante, la découverte de l’acte de piratage a permis de comprendre comment, durant la campagne électorale interne, plusieurs informations relatives à la stratégie de l’eurodéputée ont été connues de ses concurrents avant d’avoir été diffusées. Mise en minorité, Mme de Veyrac a perdu la présidence de l’UMP 31. Jean-Luc Moudenc (ex-maire de Toulouse) qui bénéficiait du soutien de Brigitte Barèges et de Dominique Baudis, lui a succédé.

Source

Créditée de 12 à 14 % des intentions de vote, et de 27 % d’opinions favorables, la vice-présidente du FN peut-elle faire perdre Nicolas Sarkozy à la présidentielle ? C’est ce que craignent nombre de responsables UMP, qu’inquiètent sa percée dans l’opinion et la persistance de la crise.

Au petit jeu des pronostics qui font tout le sel, entre deux vacheries, des conversations politiques, c’est « la » question qui secoue, autant qu’elle inquiète, le microcosme, en particulier à droite : quel sera, si elle est candidate, le score de Marine Le Pen en 2012 ? Député UMP de Paris, Claude Goasguen le confie : « Je ne la vois pas obtenir moins de 14 à 15 %. Elle peut égaler, et même dépasser, le résultat de son père en 2002 (16,9 %). » Jusqu’à prétendre au second tour ? C’est l’opinion de dizaines d’élus et cadres de l’UMP, parmi lesquels Jean-Pierre Raffarin et Bernard Debré. « Marine Le Pen peut être dans le duo de tête, devant le candidat socialiste ou notre candidat, prévient le député Jean-Paul Garraud. Un 21 avril à l’envers n’est pas à exclure. »

Alors que Jean-Marie Le Pen n’était crédité que de 6 à 8 % des suffrages dix-huit mois avant le « tremblement de terre » de 2002, sa fille obtient aujourd’hui entre 12 et 14 % d’intentions de vote : « Cela ne signifie évidemment pas qu’elle doublera, elle aussi, son résultat par rapport aux prévisions, tempère Jean-Daniel Lévy, directeur du département opinion de l’institut Harris Interactive. Mais il n’y a pas de raison que l’histoire ne se répète pas : très haute dans les sondages, elle peut espérer un résultat encore plus élevé dans les urnes. »

Plusieurs raisons expliquent la percée dans l’opinion, notamment au sein de l’électorat de droite, de la vice-présidente du FN qui, sauf surprise, devrait être élue face à Bruno Gollnisch à la succession de son père au mois de janvier. Sa personnalité, d’abord. Outre une détermination sans faille, qui la fait comparer par Christine Clerc à « Chirac jeune en campagne », Marine Le Pen, jeune (42 ans) et femme, modère et modernise, en partie, l’image du FN. « L’arrivée de Nicolas Sarkozy à l’Élysée a été aussi celle d’un saut générationnel, explique l’un de ses proches, l’ex-secrétaire général du FN Louis Aliot. Or, nous le constatons dans toutes ses réunions : la part des jeunes et des femmes a considérablement augmenté. Marine s’adresse à toutes les générations. » S’ajoute à cela un vrai charisme, reconnu, donc craint, jusqu’à l’Élysée : « c’est une personne de talent », concède Claude Guéant dans le Point.

Même s’il ne renie rien des « fondamentaux » du FN, son discours paraît aussi moins daté et connoté. « Contrairement à son père, poursuit Aliot, elle n’a participé à aucune des grandes fractures historiques. » Pas question, a-t-elle prévenu le 27 novembre lors d’une réunion à Bordeaux, d’« intégrer au sein de la famille nationale des groupuscules radicaux et leurs quelques zozos caricaturaux. Ils sont un boulet pour le parti ».

Encore plus sévère, le « mariniste » David Rachline, patron du Front national de la jeunesse, n’a pas de mots assez durs pour dénoncer ceux « pour qui la France s’est arrêté en 1789 ou en 1945 et qu’il convient de renvoyer au seul lieu qui leur convient : les poubelles de l’Histoire ». De quoi « rassurer » une partie de l’électorat modéré, et le pousser à « franchir le pas » du vote FN en 2012, comme le craint l’ancien secrétaire d’État UMP Hervé Novelli ? Une certitude : « Son style et son discours, moins sulfureux que ceux de son père, lui offrent indéniablement la capacité d’attirer à elle une partie de la droite », diagnostique Jean-Daniel Lévy.

À la « marque Le Pen », elle ajoute une « plus-value » sociale

Selon lui, c’est pourtant ailleurs que se situe le vrai « plus » de Marine Le Pen en matière de potentiel électoral : « À la « marque Le Pen » (sécurité, immigration, mondialisation), dont elle bénéficie à plein, elle a ajouté de nouvelles thématiques sociales, plus centrées sur le quotidien : emploi, pouvoir d’achat, relation au travail. Cela a contribué à élargir son potentiel d’attractivité. » Une progression encore favorisée – autre motif d’inquiétude pour la majorité – par la crise économique. « À l’évidence, le FN est aujourd’hui le mieux placé pour capter un vote de crise, notamment dans les milieux populaires », affirme Pascal Perrineau, le président du Cevipof (Centre d’étude de la vie politique française), dans le Nouvel Observateur. Or, près de 80 % des Français estiment que la situation ne va pas s’améliorer d’ici à 2012… Comment, dans ces conditions, ne pas prédire, comme c’est le cas partout en Europe, une « montée du populisme » dans dix-huit mois ?

« Les Français attendent des résultats, c’est à nous de mettre le paquet », répond le nouveau secrétaire d’État chargé du Commerce, Frédéric Lefebvre. Avec seulement 24 % d’opinions favorables dans le dernier baromètre TNS-Sofres-Figaro Magazine – son étiage le plus bas depuis son élection –, Sarkozy sera-t-il en mesure d’inverser la tendance ? À dix-huit mois de l’élection présidentielle, rien n’est évidemment joué (c’est si vrai que la popularité du président de la République vient de se redresser de 5 points dans le dernier baromètre Ipsos-le Point). Mais l’inquiétude demeure sur les questions de sécurité et d’immigration, qui avaient permis à Sarkozy de « siphonner » une partie du vote FN en 2007.

Publié en juillet 2010, un sondage Ifop-France Soir révélait que 59 % des Français, dont 62 % des sympathisants UMP, estimaient que « la délinquance a augmenté » en dépit des promesses présidentielles.

L’« inefficacité » du chef de l’État : son argument massue

En matière d’immigration, reconnaissait aussi Éric Besson il y a trois mois, « 75 % des reconduites à la frontière n’ont pas été exécutées ». De quoi doper le score de Marine Le Pen, qui a fait de « l’inefficacité » du chef de l’État l’un de ses arguments massues. « Sur ces sujets, explique Jean-Daniel Lévy, Nicolas Sarkozy n’apparaît plus sincère, alors que les Français, même ceux qui lui sont hostiles, reconnaissent une vraie sincérité au FN. Cela aussi pèsera en 2012. »

Même si Marine Le Pen – distancée, pour l’heure, de 10 à 14 points dans les intentions de vote – ne parvient pas à devancer le chef de l’État lors du premier tour de la présidentielle, son pouvoir de nuisance n’en sera pas moins réel au second. « Si je ne suis pas qualifiée, j’appellerai à voter blanc », a-t-elle déjà prévenu.

Le ressentiment des électeurs frontistes à l’encontre de Sarkozy est si important qu’ils seraient 51 %, selon un sondage Ifop-Paris Match, à se reporter sur Dominique Strauss- Kahn dans le cas d’un duel l’opposant au président sortant. Selon une autre étude, interne, de l’Ifop sur le « positionnement idéologique et les attentes des « déçus du sarkozysme » », une part non négligeable des sympathisants FN issus de la gauche ayant voté Nicolas Sarkozy au second tour de 2007, et se situant toujours aux antipodes du PS, seraient même prêts à voter Martine Aubry au second tour de 2012 pour se « venger » du chef de l’État !

Arnaud Folch